vendredi 23 décembre 2011

Parce que c'était lui, parce que c'était moi (*)

Je n'ai jamais compté depuis combien de temps nous nous connaissons Jean-Marie et moi. Voyons voir. C'était à la rentrée scolaire du CM1, en 1994, à l'école primaire Vertefeuille à Perpignan. Je me souviens assez bien de cette rentrée. J'étais nouveau, pour la quatrième fois en sept ans. Lui aussi. Quand on est rentrés dans la classe, il s'est assis devant, et moi au fond. Je le regardais depuis le début car Bruno m'avait dit dans la cour: "Regarde le petit à côté, il est nouveau aussi. A la première récréation tu l'inviteras pour jouer". Alors j'ai obéi. A la première récréation j'ai été le voir et je lui demandé: - "Tu veux qu'on joue?
- Oui, à quoi?
- On peut faire des courses.
- D'accord."
Et il est parti en courant jusque sous le préau. Cela fait donc un petit peu plus 17 ans que l'on court côte à côte et que l'on se passe le relais à la perfection comme dans les classes de sport, où nous étions imbattables.

Depuis, comme on dit, de l'eau a coulé sous les ponts, mais c'est quand même assez agréable d'avoir chez quelqu'un qu'on estime beaucoup une part de soi, bien gardée. De plus, il est maintenant certain qu'il reste mon seul et unique ami d'enfance vu que celle-ci s'en est allée. Peut-être, et j'en serais chanceux, que les choses perdureront ainsi bien longtemps, en partageant un bon repas, une partie de pêche, une sortie à la tour de la Massane.

Bon anniversaire meu amic!

Pause à Cassanyes (Fenouillèdes) pendant une balade en vélo, été 2003


(*) Montaigne, parlant de La Boétie.

2 commentaires:

  1. Tout est tellement vrai à la lettre près. Merci beaucoup meu amic, j'aurai aimé t'écrire la meme chose d'une aussi belle plume. Que d'émotions, que de souvenirs et surtout quelle fierté d'avoir un ami comme toi...

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