samedi 20 avril 2013

La baraque du Cadi

"La jasse est située dans un cirque grandiose, entonnoir fermé par les pics Canigo, Sept-Hommes, Très-Vents et Casami, où en été pacagent les troupeaux. Au pied de la Baraque du Berger coule une fontaine ; non loin se trouvent d'autres fontaines dénommées l'Ours, l'Isard, la Cheminée, la Palanca, el Pinsa. Ainsi naît le torrent du Cadi, à même les névés, les congères, à même les rocs, les cheminées. Le val ruisselle de fontaines."

-"La crue", Michel Maurette (1949).

Vall del Cadi, Conflent.



vendredi 29 mars 2013

Cicle espiritual

Diuen que el Crist mor el divendres a Perpinyà, durant la processó de la Sanch, i ressuscita el diumenge a Illa de Tet, gràcies als cants de les Regines de Coll i Colomer. Aquest temps pasqual és també l'occasió per tothom de renèixer, de sortir dels llargs mesos d'hivern i posar de nou el nas a la finestra per gaudir de la naturalesa: ella també se torna a sentir viva i forta.

Ja s'ha vingut la primavera, quina millora manera per acullir-la!

Sortida de la catèdral Sant Jaume

dimanche 24 mars 2013

Les rages du mauvais gosse

Pour ceux qui rôdent souvent vers les quais du Verdanson (anciennement Merdanson) et ne le connaissent  que comme un tunnel de graffitis crachant quelques relents d'eau sale les jours de fortes pluies, la preuve en est que ce ne fut pas toujours le cas.

source: nimes.labomedia.org

Image du Blog murviellesmontpellier.centerblog.net
source: murviellesmontpellier.centerblog.net

lundi 18 mars 2013

Présences d'Oc

On a tendance à l'oublier mais, à Montpellier, on est en Occitanie. Chez les gavatxos comme on dit chez moi. Et pourtant, même si le terme occitan nous fait souvent penser aux troubadours et donc à une espèce de culture sous cloche, elle n'en demeure pas moins vive pour qui sait flâner dans les rues de la ville, ou regarder les toponymes des lieux.


Il y a un peu plus d'un mois, l'émission "Tout un monde" de France Culture dédiait deux heures à l'Occitanie, cette terre unie mais disparate, de Guéret à Carcassonne, de Nice à Bordeaux et même au-delà des frontières, au Vall d'Aran (Espagne) et la Valli Occitane (Italie). Je n'avais pas pris le temps de les écouter jusque-là, et ne regrette pas de l'avoir fait aujourd'hui.

Présences d'Oc (1): http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde-presences-d-oc-1-une-culture-des-langues-en-peau-de-chagrin-2013-02-05

Présences d'Oc (2): http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde-presences-d-oc-2-lieux-et-realites-de-l-occitanie-en-2013-2013-02-12



dimanche 17 mars 2013

Des racines et des ponts

Certains pays ont des corps d'ingénieurs dédiés à la construction des ponts, des ponts gracieux, innovateurs, impressionnants, modernes etc. Il est vraisemblable que depuis la nuit des temps, les Hommes ont mis en place des constructions permettant de traverser une rivière, de passer par-dessus un obstacle ou un trou. En Europe, les ponts romains sont les plus reconnus de par l'introduction de la voûte et des gros piliers soutenant la voirie. Certains sont restés en très bon état depuis, d'autres moins.

L'archéologue Max Von Oppenheim sur un pont romain à Mossul, Irak (1920).

D'autres régions, plus reculées, forcent les populations à créer elles-mêmes leurs infrastructures. C'est par exemple le cas dans une région du Nord-Est de l'Inde, le Meghalaya ("Demeure des nuages"), région considérée comme la plus humide du monde. Parfois, les précipitations annuelles s'élèvent à un cumul de 25 mètres ce qui rend les cours d'eau furieux, impraticables, mais surtout infranchissables. Or, le commerce entre les villages doit continuer, coûte que coûte. C'est pourquoi certains habitants se sont tournés vers la construction de ponts végétaux, à défaut d'autres matériaux et d'argent. Cependant, ils paraissent être les plus adaptés:

Le pont est construit à base de racines d'arbres qui, progressivement, vont devenir de plus en plus fortes et consolider la structure. La technique se transmet de génération en génération car il est évident qu'un seul pont peut prendre plusieurs décennies avant d'être terminé. Une fois l'oeuvre achevée, le résultat est plus qu'enchanteur, et la vie peut suivre son cours.



Une petite vidéo (en anglais) sur la construction des ponts végétaux dans le Meghalaya:


Vu ici

jeudi 7 mars 2013

Une histoire quasi-universelle

D'un côté, un livre de chevet très intéressant sur l'histoire de l'hydraulique arabe, Les maîtres de l'eau de Mohammed El Faïz, de l'autre un travail à rendre en anglais sur les chinampas, ces jardins flottants de la région de México City et qui servirent de véritables greniers à maïs (et plein d'autres choses) à la florissante Tenochtitlan, quand elle n'était qu'une île lacustre.

Au milieu de ça, une citation de l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, auteur du livre Las venas abiertas de América Latina (Les veines ouvertes de l'Amérique latine), livre qu'a offert le défunt Hugo Chávez au président américain Barack Obama.

"L'Espagne n'est pas très amie avec l'eau qui est une chose du diable, une hérésie musulmane, et c'est de l'eau vaincue qu'est née la ville de México, élevée sur les ruines de Tenochtitlan. Continuant l'oeuvre des guerriers, les ingénieurs se mirent à bloquer avec des pierres et de la terre, au fil du temps, toute la circulation hydrologique des lacs et rivières de la région." 
                                                               Eduardo Galeano, Espejos: una historia casi universal, 2008.


Chiapas, Maya route. Photo: D.A. Harvey

lundi 4 mars 2013

Water and power

C'est en recherchant des informations sur Bernard Barraqué, chercheur au CNRS et qui nous avait donné des cours à l'Université de Montpellier 2, que je suis tombé sur une émission de France Culture, Cultures Monde.

La thématique du jour est les aqueducs, et M. Barraqué intervient pour parler de celui amenant l'eau de la vallée Owens jusqu'à la métropole de Los Angeles. On y apprend que, comme toutes les adductions d'eau, celle-ci a été sujette à conflit notamment car elle allait priver aux habitants de la vallée l'accès à une ressource hydrique qui jusque là leur permettait de s'alimenter, de nourrir le bétail et de cultiver.

Juste avant la première guerre mondiale, il a été décidé de conduire l'eau depuis le lac Owens vers Los Angeles pour permettre la création de nouveaux périmètres irriguées autour de la ville, notamment des orangeraies. Le lac Owens est l'exutoire d'une vallée qui commence un peu plus au nord, près du parc national Yosemite, au lac Mono. Tout le long de cette large vallée, des familles de colons s'étaient installées et avaient développé des élevages grâce à des cultures de luzerne, plus de l'agriculture vivrière. Seulement, un nouveau service angelino d'aménagement du territoire, le département de Reclamation, vient entourlouper les habitants de la vallée Owens, pour la plupart illettrés, et s'approprient leurs droits d'eau. Ici commence le détournement de l'eau du bassin endoréique de la vallée Owens au profit de l'aqueduc.

Un barrage est également construit dans les années 30, barrage qui aura des hauts et des bas à cause du manque de connaissance de l'initiateur du projet, l'ingénieur des eaux William Mulholland, mais aussi à cause de l'hostilité des habitants de la vallée Owens qui ont vu le lac s'assécher, laissant les argiles de fond s'envoler à tous vents et venir rendre incultivables les terres des alentours.

Aqueduc de Los Angeles dans le Jawbone Canyon, Cal. (photo: circleofblue.org)

De leur côté, les techniciens commencent l'agrandissement de Los Angeles en se servant de l'aqueduc pour créer de nouveaux périmètres irrigables. Ces périmètres irrigables seront convertis en lotissements une fois que le tramway sera arrivé jusque dans ces terres autrefois lointaines. L'aqueduc se retrouve alors converti en réseau d'eau potable.

On retrouvera ces mêmes scénarios dans les projets de Grande Hydraulique au sortir de la seconde guerre mondiale, notamment en Afrique (Assouan en Egypte, Sélingué au Mali etc.) ou en Inde (Bhakra, Tehri etc.). Plus prêt de nous, c'est une des peurs des contradicteurs du projet Aqua Domitia qui prévoit de détourner 1 à 2,5 m3 par seconde du bas-Rhône afin de favoriser les cultures irriguées (arbres fruitiers, maraîchage) dans le Gard, la basse vallée du Lez, de l'Hérault et de l'Orb ainsi que dans le Minervois. Ce projet, pensé à partir et pour l'agriculture par Philippe Lamour, pourrait très bien être détourné afin de desservir les stations balnéaires et les nouveaux lotissements en eau potable. Or, rappelons-le, l'eau potable à partir de l'eau brute n'est que très peu recommandable, surtout venant du Rhône.

Haut-barrage d'Assouan sur le Nil, Egypte (photo: minaminettes.kaelio.info)

Comme toujours, eau et pouvoir se rejoignent et se complètent ; la possession du premier entraîne irrémédiablement le second.

dimanche 3 mars 2013

Pollution sur le Lez (34)

On fouille dans les archives et on découvre que la pollution des eaux de surface n'est pas une nouveauté ; non plus les contentieux entre l'intérêt public et la responsabilité privée. Reportage sur le Lez, dans l'Hérault, diffusé le 3 novembre 1973.



Histoire, le Lez pollué 03-11-1973 par Tianex